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Fondement biblique du sionisme (1ère partie)

Une promesse inébranlable

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Les évènements actuels en Israël ont laissé bien des sionistes chrétiens perplexes et désorientés. On entend souvent la question : pourquoi Dieu n’intervient-Il pas ? La Knesset a décidé de se désengager de la bande de Gaza, un territoire qui, selon la Bible, appartient à la Terre promise d’Israël. Quelques années auparavant, les chrétiens supporters d’Israël ont été confrontés à la même question quand Israël a retiré ses troupes de Jéricho et, plus tard, de grandes parties des territoires de Judée et de Samarie.

Le retrait d’Israël de la terre biblique et la possibilité de la création d’un état palestinien sur ce que la Bible appelle « Eretz Israël » est une réalité qui ne correspond pas à la compréhension biblique de beaucoup de chrétiens sionistes.

Nous allons voir ci-après deux aspects clés de la doctrine biblique relative à la « question de la terre » qui pourront nous aider à comprendre les évènements actuels en Israël.

Une promesse inébranlable

Le droit d’Israël de posséder la terre de Canaan est fondé sur des promesses divines. Dieu a répété plusieurs fois à Abraham qu’Il lui donnerait une terre en héritage, à lui et à ses descendants.

Il lui a dit : “Lève les yeux, et, du lieu où tu es, regarde vers le nord et le midi, vers l’orient et l’occident; car tout le pays que tu vois, je le donnerai à toi et à la postérité pour toujours. » (Genèse 13.14)

Les mêmes promesses divines seront données aux patriarches Isaac et Jacob. Elles ont été confirmées à Moïse, répétées dans les Psaumes et apparaissent dans tous les écrits prophétiques. Ce sont des promesses bibliques qui ne peuvent être surpassées ni en force ni en engagement.

En genèse 15, nous découvrons que Dieu définit les frontières de la Terre promise et confirme cette promesse en faisant alliance avec Abraham.

Ce jour-là Dieu fait alliance avec Abraham et dit : « Je donne ce pays à ta postérité, depuis le fleuve d’Egypte jusqu’au grand fleuve, au fleuve d’Euphrate » (Genèse 15.18). 

C’était la coutume, aux temps bibliques, de sceller un pacte en tuant un animal, en le coupant par le milieu et en plaçant les deux morceaux face à face. Les deux partenaires de l’alliance passaient alors entre les morceaux, pour confirmer leur intention et leur engagement (voir aussi Jérémie 34.18).

Toutefois, il est important de remarquer que, lorsque Dieu a fait ce pacte avec Abraham, Lui seul, sous la forme d’un feu ardent et d’une torche brûlante est passé entre les moitiés d’animaux pendant qu’Abraham dormait (Genèse 15.12).

L’alliance que Dieu a faite était un pacte unilatéral à travers lequel Dieu semblait dire : « Peu importe ce que toi ou tes descendants feront, j’établis aujourd’hui avec toi, Abraham, le pacte de te donner cette terre en héritage, à toi et à ta postérité.

C’est sur cette alliance divine et sur une multitude de promesses qu’est fondé le sionisme biblique. La foi en un Dieu qui respecte ses promesses est le fondement de notre soutien au peuple juif et à la terre d’Israël. « Je ne violerai pas mon alliance et je ne changerai pas ce qui est sorti de mes lèvres. » (Psaume 89.34)

Une condition inébranlable

En vérité, la Bible ne parle pas seulement du droit de posséder, mais aussi du droit d’habiter la terre. Le livre du Deutéronome, qui rapporte le dernier message de Moïse avant la conquête de Canaan par Israël précise, plus que tous les autres livres de la Bible qu’il existe des conditions catégoriques pour habiter la terre de Canaan. Ces conditions, telles un fil rouge, se retrouvent à travers tout le livre du Deutéronome.

« Ainsi, vous observerez tous les commandements que je vous prescris aujourd’hui, afin que vous ayez la force de vous emparer du pays où vous allez passer pour en prendre possession, et afin que vous prolongiez vos jours dans le pays que l’Eternel a juré à vos pères de leur donner, à eux et à leur postérité » (Deutéronome 11.8).

Si Israël veut entrer sur la terre et y demeurer pour une longue période de temps, il doit y vivre en tant que peuple saint. Cela signifie que le droit de posséder la terre est clairement ancré sur la parole et la promesse de Dieu. La terre appartient à Israël pour toujours. Mais le droit d’y établir domicile est fonction de la condition spirituelle du peuple juif.

Deutéronome 28, le chapitre sur les « bénédictions et malédictions » résume bien cela d’une manière frappante : si Israël marche dans des voies de son Dieu, « l’Eternel ordonnera à la bénédiction d’être avec toi dans tes greniers et dans toutes tes entreprises (v. 8), mais s’il refuse d’obéir à de marcher selon Sa parole et suit d’autres dieux, la conséquence sera : « Vous serez arrachés du pays dont tu vas entrer en possession » (v. 63).

Dans le livre de Josué, nous trouvons une illustration puissante de cette condition : lorsque Josué était sur le point de conquérir Jéricho, il sortit dans le désert pour chercher la face de Dieu avant sa première bataille, qui allait être la bataille décisive. L’ange du Seigneur lui apparut. Josué lui posa alors cette question : « Es-tu pour nous ou pour nos ennemis ? » ; bien entendu, Dieu devait être avec Israël ! Mais la réponse du messager de Dieu a dû faire réfléchir Josué : « Non, mais je suis le chef de l’armée de l’Eternel, j’arrive maintenant. […] Ote tes sandales de tes pieds, car le lieu sur lequel tu te tiens est saint. » En d’autres termes : je ne suis pas forcément avec vous. Mais si vous voulez que je sois de votre côté, ôtez vos chaussures car ce lieu est saint. Dieu, dans sa souveraineté, a choisi ce morceau de terre entre le Jourdain et la Méditerranée pour accomplir ses desseins rédempteurs. C’est pourquoi Il exige que le peuple qui va vivre dans ce lieu soit saint et obéisse à son Roi.

Si Israël veut vivre sur cette terre aujourd’hui, il doit ôter ses sandales de ses pieds.

Rév. Malcolm Hedding
Directeur général
International Christian Embassy Jerusalem

Dr. Jürgen Bühler
Directeur international
International Christian Embassy Jerusalem

©2010 International Christian Embassy Jerusalem

 

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