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Fondement biblique du sionisme (2ème partie)

La question de la terre

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Le revers de la médaille

La doctrine biblique sur la terre a deux faces, chacun des principes représentant une face de la même pièce :

 a) La terre appartient sans nul doute au peuple juif. Dieu le déclare à travers toutes les Ecritures
     par beaucoup de promesses confirmées par une alliance.

 b) Le droit d’habiter sur la terre et celui de jouir des bénédictions de cette terre dépendent de
     la condition spirituelle d’Israël.

Il faut considérer ces deux aspects de la question afin de ne pas adopter un point de vue extrémiste. Si nous ignorons le premier principe et si nous nous concentrons simplement sur une question de justice (ce qui n’est pas encore le fait d’une grande partie d’Israël), nous risquons de glisser sur la voie de la théologie du remplacement, et peut-être même de l’antisémitisme.

Si, d’autre part, nous ignorons le deuxième principe et si nous nous concentrons simplement sur la question de la terre, nous allons être tentés d’adopter un point de vue nationaliste de droite et notre sionisme sera politique plutôt que biblique.

La preuve par l’histoire

Ces deux principes se sont vérifiés tout au long de l’histoire d’Israël. Chaque fois qu’Israël suivait son Dieu et avait pour rois des hommes qui craignaient Dieu, les frontières d’Israël s’élargissaient rapidement et facilement, comme le rapporte l’auteur des Chroniques : « … et le Seigneur mit sa crainte [David] sur toutes les nations. » Les peuples environnants se soumettaient à sa souveraineté et lui rendaient hommage.

Cependant, dès qu’Israël et ses rois s’éloignaient de Dieu, c’était Dieu lui-même qui dressait les rois des pays voisins contre lui, qui provoquait la résistance dans le pays et qui réajustait les frontières du territoire d’Israël. « En ces temps-là, l’Eternel commença à enlever des parties du territoire d’Israël, et Azaël les conquit ». Souvent, les adversaires d’Israël étaient rendus impuissants dès qu’Israël s’humiliait sous la main de Dieu. Mais, comme leur histoire tragique nous le montre, les ennemis d’Israël ont eu la permission de déraciner le peuple élu de la Terre sainte à deux reprises.

Autrement dit, Israël dans toute son histoire n’a jamais été en conflit à cause des ses frontières ou de questions de territoire, mais Israël s’est trouvé constamment en conflit avec son Dieu ! Il s’en est suivi des problèmes politiques et militaires qui ont menacé la sécurité et jusqu’à l’existence même de la nation. Mais dès qu’Israël se tournait vers son Dieu, Dieu entourait son peuple d’un mur de feu.

Inventaire

La restauration moderne de l’état d’Israël est sans nul doute le plus grand miracle de l’histoire contemporaine. Que ce soit le retour des Juifs de plus de 100 nations, le fait que le désert ait refleuri ou la reconstruction des villes d’Israël, tout porte clairement la marque de l’accomplissement des promesses bibliques.

Cependant, Israël retourne aujourd’hui sur sa terre principalement en tant que peuple laïque, sans grande différence avec les autres nations. Seule une faible minorité en Israël voit la main de Dieu dans sa restauration. On pense plus volontiers que ce sont l’esprit pionnier des pères fondateurs, la suprématie de l’armée israélienne ou d’autres réussites humaines qui ont aidé à la création de l’Israël moderne. Un taux d’intégration élevé, l’implication dans des religions orientales et un déclin moral librement affiché caractérisent l’Israël d’aujourd’hui.

Dieu va donc utiliser des mesures de correction pour attirer l’attention de Son peuple élu. Comme un père aimant qui discipline ses enfants, Dieu jugera Son peuple pour le corriger et l’attirer à Lui une fois pour toutes. Cela signifie que, pour un temps, Dieu puisse ajuster les frontières de la terre et que la pression exercée sur le peuple de Dieu se fasse même plus forte.

Une chose est sûre, toutefois : Dieu ne déracinera pas son peuple. Il n’a pas restauré Israël pour l’exiler de nouveau, mais pour le réconcilier avec Lui. Tous les récits bibliques sur la restauration d’Israël à la fin des temps se terminent par une vision de Paul : « Ainsi, tout Israël sera sauvé, selon qu’il est écrit : Le libérateur sortira de Sion, il détournera de Jacob les impiétés. »

Conclusion

La question des frontières de la terre d’Israël ne peut donc pas être comprise sans prendre en compte la condition spirituelle d’Israël. En tant qu’Ambassade Chrétienne Internationale de Jérusalem, notre position est la suivante :

  1. Nous tenons à affirmer que la terre de Canaan est la possession éternelle du peuple juif. Aucun autre pays n’a un droit biblique sur cette terre. Elle a été donnée en héritage au peuple juif par une alliance divine. Néanmoins, le droit d’Israël d’habiter la terre dépend de sa réconciliation avec son Dieu. Selon Ezéchiel 36.24-28, seule une nation ointe de l’Esprit de Dieu peut s’octroyer le droit de demeurer sur la terre. Ce jour viendra, bien que non sans qu’Israël passe par beaucoup d’affliction.

  2. Etant donné que le peuple juif est retourné en Israël en tant que peuple laïque, on peut s’attendre à ce que Dieu le corrige et le juge. Rappelez-vous, le droit d’habiter le pays dépend de la réconciliation d’Israël avec son Dieu. Il serait naïf pour des chrétiens de croire en la Parole de Dieu concernant toute la terre donnée en héritage au peuple juif alors que la majorité du peuple reste infidèle à Dieu. Le fait que la terre promise soit rétrécie est le fait de Dieu puisqu’Il est résolu à le corriger et à le sauver.

  3. Mais puisque Dieu, dans Sa Parole, n’a promis que deux exils et deux retours, et puisque ces deux évènements ont déjà eu lieu, Il est maintenant résolu à sauver Israël à travers des souffrances, mais il ne sera plus jamais exilé !

  4. Si Israël perd encore de la terre, n’en soyez pas surpris. Mais que cela vous motive à prier pour sa justice et son salut, sachant que c’est seulement ainsi qu’il pourra habiter sur toute la terre qui lui a été léguée. Dieu a promis de le sauver.

  5. La façon dont Dieu agit envers Israël ne légitime pas ceux qui comme l’OLP, le Hamas, etc. œuvre à sa destruction. Nous nous élevons contre ce mal et devons nous opposer à toute forme d’antisémitisme.

  6. Nous devons avertir nos nations de ne pas prendre part aux projets de division de la terre ! Le jugement et la correction appartiennent à Dieu. Nous devons nous tenir aux côtés de Sion, l’aider, la défendre et nous exprimer dans son intérêt.

  7. Si Dieu permettait que des parties supplémentaires de la terre d’Israël soient cédées, nous comprenons pleinement la souffrance que cela va occasionner à beaucoup d’Israéliens qui vont être déracinés. Nous prions pour eux et faisons notre possible pour les consoler, les soutenir et leur donner de l’espoir.

  8. Nous devons reconnaître qu’une grande visitation de Dieu va aussi venir sur le monde arabe. La Parole de Dieu promet un grand réveil parmi les pays voisins d’Israël.

 

Rév. Malcolm Hedding
Directeur général
International Christian Embassy Jerusalem

Dr. Jürgen Bühler
Directeur international
International Christian Embassy Jerusalem

©2010 International Christian Embassy Jerusalem

 

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