Change Region:France

Top Menu - FR

Enfin chez nous !

L’ICEJ finance de nouveaux vols d’aliyah pour les Bnei Menashe

Version imprimableSend by email
Enfin chez nous !

Coiffé d’un bonnet de laine aux couleurs vives et arborant un large sourire, Ephraïm Manlun, interviewé, reconnaît qu’il ne sait pas quoi dire.

« Il y a un sentiment inexprimable dans notre cœur, un enthousiasme émotionnel et spirituel qui nous submerge », finit-il par dire. « Nous attendons ce moment depuis deux mille ans… »

Ce « moment », c’était l’arrivée à l’aéroport Ben Gourion d’Ephraïm et de 52 autres membres des Bnei Menashe du nord-est de l’Inde, le 24 décembre dernier, à bord du premier vol d’une nouvelle vague d’aliyah pour cette ancienne tribu israélite. C’est en fait, pour au moins ces 13 familles, la fin de 2.700 années d’exil et d’errance.

Ephraïm déclare que ses compagnons de voyage sont tout à fait conscients du poids historique qu’ils portent :

« Nous savons que nous représentons l’espérance de plusieurs générations », explique-t-il. « Nous sommes ceux qui ont le privilège de poser le pied de nouveau sur la terre d’Israël. »

C’était aussi le privilège de l’Ambassade Chrétienne de Jérusalem d’être impliquée dans le retour de ce groupe si spécial des Bnei Menashe en finançant leur vol de retour en Israël.

Les Bnei Menashe (« Fils de Manassé ») qui vivent actuellement dans le nord-est de l’Inde se considèrent comme les descendants d’une des dix « tribus perdues » d’Israël en 732 av. JC, lorsque leurs ancêtres ont été exilés par les Assyriens dans la région qui correspond à l’Iran d’aujourd’hui. De là, ils ont suivi la Route de la Soie jusqu’à la Chine où ils ont formé une partie de la communauté des Juifs Kaifeng pendant des siècles. Plus tard, ils ont erré vers le sud et ont fini par se fixer dans les états du Mizoram et de Manipur, situés dans une enclave isolée de l’Inde entre le Myanmar et le Bangladesh.

C’est à partir de là que les Bnei Menashe ont continué à  s’accrocher à leur identité et à leurs traditions bibliques - observant le Shabbath et la cacheroute, célébrant les fêtes juives et les sacrifices rituels.

Redécouverte à notre époque, leur ascendance israélite a été officiellement reconnue par les autorités rabbiniques en 2005, ce qui a permis à une première vague de 1.700 Bnei Menashe de rentrer en Israël ; mais leur aliyah s’est arrêtée deux ans plus tard.

Michael Freund, responsable de l’association Shavei Israel, travaille sans relâche depuis lors à rouvrir la voie pour les reconnecter à Israël et à la société israélienne. Sur son insistance, le gouvernement israélien a récemment approuvé l’aliyah des 7.200 Bnei Menashe restants par groupes d’environ 250 à la fois.

Le premier groupe de 274 Bnei Menashe arrive en ce moment sur des vols hebdomadaires depuis l’Inde via Tashkent. Le prochain est attendu en Mars. L’Ambassade chrétienne finance leur retour en couvrant le coût de leurs tickets d’avion.

« Notre soutien au retour des Bnei Menashe est basé sur la promesse que Dieu a faite à Israël de ramener ses descendants de l’Orient que nous lisons en Esaïe 43.5 », déclare Jürgen Bühler, directeur général de l’ICEJ. « Nous sommes très heureux d’œuvrer en partenariat avec Shavei Israel pour réaliser le rêve de ces fils et filles de Sion. »

Lorsque le premier vol a atterri à Ben Gourion la veille de Noël dernier, des membres de l’équipe de l’ICEJ étaient là avec une centaine de membres de la communauté de Bnei Menashe qui vit déjà en Israël depuis plusieurs années. Bien que d’apparence encore distincte, la foule des parents et amis qui attendaient dans le hall d’arrivée reflétait la diversité de la société israélienne. Parmi le groupe d’accueil impatient, on pouvait voir un Bnei Menashe vêtu de l’uniforme bien repassé d’un officier de l’armée israélienne tandis qu’un autre arborait les longues papillotes et les vêtements blancs caractéristiques de la secte hassidique de Breslev.

Ce furent des pleurs de joie et des embrassades dans le hall d’arrivée lorsque des frères et sœurs, tantes et oncles, neveux et nièces se sont retrouvés pour former de joyeuses réunions de familles.

Voici quelques remarques recueillies par CBN News :

Tzvi Khante, un des premiers Bnei Menashe arrivé en Israël il y a près de 13 ans, a expliqué que la communauté des vétérans pourrait maintenant aider les nouveaux arrivants à s’intégrer dans la vie en Israël plus facilement qu’ils ne l’avaient fait eux-mêmes. Il a fait remarquer que les pionniers avaient déjà prouvé au public israélien que les Bnei Menashe ont des familles très soudées, travailleuses et qu’elles font aussi de citoyens très  patriotes.

« Il s’agit du retour sur notre terre, vers notre peuple et notre Torah », insiste Tziv, qui coordonne l’œuvre de l’aliyah des Bnei Menashe avec Shavei Israel. « Cela veut aussi dire que nous approchons d’autant plus vite de la rédemption d’Israël. »

« C’est un de ces moments où vous sentez vraiment la main de Dieu à l’œuvre dans l’histoire » remarque Michael Freund. « Malgré le long exil et les errances des Bnei Menashe, ils n’ont jamais perdu de vue qui ils sont et d’où ils viennent, ni où ils rêvent de retourner un jour. »

« Cet événement a une signification historique profonde. Dieu rassemble les enfants d’Israël d’une des contrées les plus reculées de la terre. On ne peut nier ce fait. »

« Une autre chose qu’on ne peut ignorer est que les Juifs et les chrétiens se joignent pour que cette promesse de Dieu s’accomplissent, comme les prophètes hébreux l’avaient prédit » ajoute Michael Freund. « C’est un miracle, ça aussi. Nous apprécions profondément le soutien de l’Ambassade Chrétienne de Jérusalem et d’autres amis chrétiens. »

« En fait, les prophètes hébreux ont dit que, lorsque Dieu rassemblerait Son peuple juif des extrémités de la terre, dans les derniers jours, il y aurait des non-Juifs pour les aider à les ramener » ajouta David Parsons, de l'Ambassade Chrétienne Internationale de Jérusalem. « C'est donc une invitation que nous avons reçue de Dieu lui-même à nous impliquer dans cette Aliyah ! » commenta-t-il. 

 

Share this: