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Soins infirmiers à domicile

la mission d’amour de Corrie van Maanen

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Loin des pluies de roquettes et des incessantes protestations politiques, les Israéliens sont des gens simples et tranquilles. Ils ne font pas la une des journaux, dont les reportages concernent principalement l’éternel conflit pour la terre. Parmi ces Israéliens ordinaires sont des personnes auxquelles on ne prête guère attention – les personnes âgées et handicapées.

Depuis sa fondation, l’Ambassade Chrétienne Internationale de Jérusalem, à travers son Service de soins infirmiers, tend la main à ces citoyens aux besoins particuliers qui passent trop souvent inaperçus dans la société israélienne.

Voilà dix ans que ce service est dirigé par Corrie van Maanen, une infirmière hollandaise très expérimentée. Elle nous a récemment invités à nous intéresser de plus près au quotidien de ses patients.

Corrie passe la plus grande partie de sa semaine à sillonner Jérusalem pour rendre visite à une longue liste de patients âgés et/ou défavorisés.

Sur cette liste figurent Jashe et Tanya, qui vivent en Israël depuis qu’ils ont fait leur aliyah en 1998. Ils ont suivi les traces de leur fils qui, quelques années plus tôt, avait décidé de retourner sur la terre d’Israël et à la foi juive. Une fois à la retraite, Jashe et Tanya ont fait cette démarche à leur tour.

Le père de Tanya avait six ans lorsqu’il a été témoin d’une attaque antisémite brutale envers son propre père, battu à mort sur la place du marché de la ville en ex-Union soviétique. Cet incident avait marqué la fin de l’identité juive et de l’observance de toutes les traditions juives dans la famille. Des dizaines d’années plus tard, le fils de Tanya était venu en Israël par le biais d’un programme de l’Agence juive pour les jeunes. Il était aussi devenu pratiquant de la foi juive, une démarche qui avait transformé la vie de tous les membres de la famille.

Malheureusement, cela n’a pas apporté la fin heureuse à laquelle tous s’attendaient. Il y a quelques années, Tanya a appris qu’elle avait un cancer. L’opération et la chimiothérapie qu’elle a subies l’ont beaucoup affaiblie. Pendant ce temps, Jashe a contracté une maladie neurologique qui, peu à peu, a réduit sa mobilité. Très enthousiasmé,

au départ, par leur nouvelle vie en Israël, Jashe et Tanya s’inquiétaient maintenant de savoir s’ils arriveraient à descendre les escaliers tous les jours pour sortir de chez eux.

C’est alors que Corrie est intervenue. Chaque semaine, elle rend visite à Jashe et Tanya pour les aider dans les simples gestes quotidiens que la plupart d’entre nous considèrent comme aller de soi. Elle aide Tanya à prendre un bain et à se laver les cheveux. Elle lit des psaumes au couple, Jashe ne pouvant plus aller à la synagogue. Ce n’est jamais facile car leur handicap leur cause beaucoup de fatigue et de découragement. Mais Corrie ne baisse pas les bras et eux comptent énormément sur elle.

Pendant la période de Pâque, Corrie a offert à Jashe et Tanya un nouveau service d’assiettes et de couverts pour leur permettre de faire le repas

traditionnel du Seder chez eux. Quand ils ont vu les belles assiettes blanches, ils sont restés sans voix et les yeux de Tanya se sont vite remplis de larmes. « Corrie est un ange ! » a dit Tanya dans son dialecte ukrainien natal. « Elle nous aide tellement, et c’est une vraie amie ! »

De bien des manières, les visites de Corrie les aident à tenir bon. Ils attendent sa visite avec impatience semaine après semaine et préparent un déjeuner spécial pour sa venue.

Il y a des matins où Jashe et Tanya se demandent si cela vaut la peine de se lever pour affronter une nouvelle journée. La douleur et l’inconfort sont leur lot quotidien. Le jour de notre visite, Tanya n’avait pas le moral et n’avait pas envie de sortir de son lit. Mais dès que Corrie l’a appelée pour lui annoncer notre projet, son humeur a changé. Toute heureuse à l’idée de recevoir de nouveaux hôtes, elle s’est mise à préparer un repas plus abondant que d’habitude.

C’est à ce genre de patients que Corrie a affaire chaque semaine. Elle les aide à se doucher, à faire de l’exercice et à accomplir les gestes du quotidien. Parfois, elle se fait accompagner par une amie pour passer un peu de temps à bavarder simplement avec eux, et ainsi les distraire de leur angoisse et de leur souffrance. Beaucoup trouvent difficile de s’intégrer en Israël, mais ils n’ont pas d’autre « chez eux », et aucune possibilité de retourner en arrière.

Ludmila, que ses amis appellent « Luda », est originaire d’Ukraine et vit avec son père vieillissant Yaakov, qui prend soin fidèlement de la maison. Elle n’a qu’un peu plus de quarante ans, mais elle est confinée à un fauteuil roulant et ne peut vivre seule. Elle souffre de sclérose en plaques depuis l’âge de seize ans. Les médecins russes n’ont pas pu faire grand-chose pour elle puisqu’il n’existe pas de remède connu pour cette maladie.

Au début des années 90, Luda a lu dans un journal que des docteurs israéliens conduisaient des tests probants sur la sclérose en plaques. Luda et son père ont donc décidé de faire leur aliyah. Le déménagement n’a pas été facile, mais il a fait renaître l’espoir. En tant que nouveaux immigrants, ils ont reçu de l’aide au départ, mais cela n’était jamais suffisant. La maladie de Luda exigeait des soins supplémentaires, et l’Ambassade chrétienne est intervenue pour les lui fournir.

Depuis quelques années déjà, le Service des soins infirmiers de l’ICEJ procurait à la fois une aide physique et un soutien financier pour améliorer la situation des patients. Grâce à un donateur privé, l’Ambassade a pu offrir à Luda un fauteuil roulant  électrique.

Corrie rend maintenant visite à Luda chaque semaine pour l’aider à faire sa rééducation. Ce sont des exercices très difficiles pour Luda mais aussi très fatigants pour Corrie qui doit l’aider à mouvoir ses membres. Mais Luda ne perd pas son humour.

« Corrie et moi, nous nous entraînons pour les Jeux olympiques, vous savez ! » dit-elle en souriant. « Nous allons gagner cette année ! »

Elles éclatent alors de rire toutes les deux. Malgré sa condition, Luda aime montrer qu’il y a davantage en elle qu’un handicap physique. Son esprit reste jeune et en pleine santé.

Lorsqu’elle était en Ukraine, Luda voulait devenir médecin. Ce rêve ne s’est jamais matérialisé, mais elle n’a jamais renoncé à enrichir ses connaissances. Elle parle plusieurs langues et son petit appartement est rempli de livres.

« Au fond de moi, je sais que Dieu m’aide » reconnaît-elle.

La foi qu’ils avaient perdue, après des décennies d’endoctrinement athée sous le communisme soviétique, est peu à peu restaurée. Ils vivent maintenant dans un pays libre et reçoivent de l’amour de la part de ceux qu’ils ont craints autrefois – les chrétiens. Luda et son père sont maintenant des invités attitrés à la célébration annuelle de la Fête des Tabernacles de l’ICEJ où ils partagent un moment de joie avec ceux qui les aiment et qui leur font du bien.

Aidez-nous à manifester l’amour de Jésus au travers du service de soins infirmiers de l’ICEJ !

Libellé des chèques à adresser à ACIJ-France : « Soins infirmiers »
ou directement, par carte de crédit, sur le sitewww.int.icej.org

 

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